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Constance le retour. Encore faut-il ….

Constance le retour. Encore faut-il avoir quelque chose à dire, à montrer…

Encore retrouver comment ça marche, savoir pourquoi je me retrouve ici après tout ce temps ? 24. 12. 2017 c’est la date de mon dernier message. Retrouver l’imagination et la rigueur pour écrire quelques textes, montrer quelques photos. Que c’est-il passé dans ma vie  en presque 3 ans ? Dire le déménagement, la maison laissée à mon fils et sa petite famille pour mon plus grand bonheur, l’appartement aujourd’hui, clair, spacieux, à 1 chemin du lac, la solitude choisie et assumée, la vie dans l’aquarium qui se porte à merveille avec encore des poissons du tout début. Le calme, le silence, les oiseaux du jardin, la lecture, la musique qui ont pris une grande place dans ma vie ….

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JEAN_CLAUDE GABEREL présente son LABEL G « Je suis heureux de vous présenter mon label. Cela fait 50 ans que je gravite autour de ce que j’appellerais la sphère audio dans le sens le plus large du terme. ​ Ce cheminement m’a permis d’enregistrer les plus grands artistes, et de réaliser les projets les plus ambitieux. (L’enregistrement de 21 orgues historiques pour le ministère de la culture espagnole, la musique du film Farinelli il Castrato, l’intégrale des sonates de Beethoven sur instruments d’époques pour le label Claves, l’intégrale des quatuors de Darius Milhaud pour le label Naïve, etc), salués par la presse et couronnés par plusieurs distinctions prestigieuses. (Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Grand Prix de l’Académie du Disque, César du meilleur son pour le film Farinelli, Golden Globe Award Winner, meilleurs enregistrements de l’année, etc). Avec le label G, j’ai eu envie, (entouré et soutenu par Michèle Massy, photographe, Francis Morin, préparateur de piano, Ivan Liechti, graphiste et Jean-Pascal Panchard, directeur de la prestigieuse marque d’enceintes acoustiques Stenheim), de mettre en valeur ces acquis, mieux, de réaliser les enregistrements en très haute définition DXD et DSD, afin de mettre cette technique d’avenir au service de la musique et des interprètes, et avant tout d’être un passeur d’émotions proposant aux musiciens une très bonne structure de distribution internationale réalisée par Claves Records. La rencontre avec Ryutaro Suzuki a été une évidence, le déclic pour la création de ce n° 001 du label G. D’autres formidables projets suivront. label G Jean-Claude Gaberel « Un label destiné aux audiophiles révélant des interprètes d’exceptions »

RYUTARO SUZUKI ET LE LABEL G DE JEAN-CLAUDE GABEREL

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Colère et soulagement

Colère et soulagement …
Hier matin 9h RV chez le médecin du village d’à côté.
Diagnostique « embolie pulmonaire »  et insuffisance cardiaque. Il me donne un RV pour lundi matin et me quitte en me disant que si ça ne va pas je dois me rendre au plus vite à l’hôpital de Viège.
Un doute me prends, je me demande si les médocs qu’il m’a prescrits sont compatibles avec ceux que je prends déjà….  je tel à la doctoresse qui me suit habituellement. Quand je lui lit l’ordonnance, je sens tout de suite que quelque chose ne va pas, je lui dit que j’ai vaguement entendu « embolie pulmonaire ». Elle appelle le médecin que je viens de consulter et me rappelle. « Vous aviez bien compris, il a bien diagnostiqué une embolie pulmonaire. Je vous conseil de vous rendre le plus vite possible aux urgence du CHUV ou à l’hôpital le plus proche »
Départ ! On décide de s’arrêter à l’hôpital de Sion.
16h. Je me retrouve sur une civière avec pour seul vêtement une blouse ouverte sur des fesses qui commencent à en avoir sérieusement marre de s’exhiber. On me place un truc sur la paume de la main pour l’injection des médocs et j’attends …
18h, on vient me chercher, pour radio des poumons, électro-cardiogramme, prise de sang …….
21h30. Enfin les résultats : Ce n’est finalement pas une embolie pulmonaire. Au passage on me rassure « Bonne nouvelle, vous n’avez pas de métastases aux poumons » Ben voyons, il n’aurait plus manqué que ça !
22h. Sur une terrasse dans la rue piétonne, on boit des bulles …

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JEAN-CLAUDE GABEREL

Jean-Claude Gaberel a enregistré les plus grands interprètes du monde.

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Référence dans le milieu de la musique classique, il s’est fait connaître d’un plus large public en recevant un César et un Golden Globe en 1995 pour sa recréation d’une voix de castrat dans le film Farinelli.

Ses prises de son révèlent une poésie, une vision picturale et architecturale qui découlent d’une conviction profonde: la technique doit être au service de la musique.

 

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Tout au nord

Tout au nord de moi, j’entends la clé tourner dans la serrure …

L’appartement vide, silencieux. Tout est en ordre …

Vide. Silencieux.

Hier aussi … demain encore …

Le silence résonne de silence, se cogne aux murs et reviens en écho.

Le vide appel le vide

Les gestes lents

Moite la peau

Vide le silence

Hier aussi … demain encore …

A travers la vitre, la rue, vivante, grouillante, agitée. Le film muet. Spectatrice isolée.

Tout au nord de moi, j’entends la clé tourner dans la serrure …

La ville maculée de sang. La chaleur alourdie d’humidité. Les gestes lents.

Pas bouger

La peau moite. La peur autour des yeux

Dehors, la rue vivante, grouillante, agitée

Le front sur la vitre. Dernière fraicheur. Ultime protection.

Dehors la ville maculée de sang.

Le cri rentré. Les larmes sèches. Sous la peau le coeur bruyant. Les gestes lents.

Pas bouger.

Tout au nord de moi, j’entends la clé dans la serrure .

Hier aussi… demain encore …

Avant de partir maman a dit : Sois sage. Sois courageuse. Le danger est dehors.

Hier aussi … demain encore …

Tout au nord de moi le bateau m’emportera.

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Le linceul blanc

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Sur le carrelage chaud, la trace humide de ses pieds s’effaçait au fur et à mesure qu’elle avançait.

En cette heure matinale, les rues d’Alger étaient calmes et elle entendait le bruit du camion de nettoyage passer sous ses fenêtres.

Romain était parti avant l’aube, laissant sur la table de nuit, comme un dernier cadeau, le petit flacon contenant les quelques gouttes de sang qu’elle répandrait ce soir sur le drap blanc.

Elle se dirigea vers le miroir et contempla son corps nu.

Elle aurait aimé y lire les traces se son unique nuit d’amour, mais rien ne laissait supposer les mains sur les hanches, la bouche sur les seins …

Femme. La liberté fracassée.

Elle priait maintenant, elle caressait son ventre plein, elle suppliait l’enfant qui pourrait naître de son secret. Elle lui demandait de rester avec elle, de grandir en elle …

Romain devait être sur le port maintenant. Dans un instant, elle entendrait les sirènes du bateau en partance pour Marseille.

Sa mère était dans la cuisine et déjà l’odeur de l’agneau mélangée au parfum du beurre fondu à la cannelle.

Il était temps de se préparer pour cette longue journée de fête et d’enfiler sa robe de mariée.

Elle se pencha pour saisir le voile qui devait l’enfouir à jamais.

Blanc, comme un linceul d’enfant.

Elle alluma une cigarette, se dit encore que c’était la dernière.

Elle contempla la flamme du briquet sur sa robe, comme hypnotisée.

Le bateau quittait le quai, elle ouvrit la fenêtre.

Quand les flammes atteignirent son visage, elle senti qu’elle pleurait.

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La toilette

C’était une vraie rencontre, un coup de foudre en quelque sorte.
Cette grande pièce blanche, le sol en carrelages à grands damiers noirs et blancs lui rappelait la maison de sa grand-mère.
La petite fenêtre aux barreaux torsadés, laissait entrer les premières lueurs du jour.
La grande baignoire sur pieds représentait pour elle le sommet du luxe, toujours elle en avait rêvé sans oser l’espérer et voilà que dans cette petite ville de province, au rez de cette maison bourgeoise, dans ce minuscule appartement, elle découvrait, à porté de main, une salle de bain digne de la plus grande des grandes dames des romans qu’elle lisait.
Le reste de l’appartement lui importait peu, elle s’en accommoderait.
Elle commença par décrocher le petit miroir à 3 faces, suspendu par une chaînette au dessus du lavabo et le rangeât dans un tiroir. Fit un jupon de dentelle au tabouret, un rideau et un dessus de table assortis dans un rose à la fois doux et apaisant. Elle disposa joliment sa brosse au manche de nacre, sa collection d’échantillons de parfums, une boite fleurie de lingettes en papier.
Tous les matins, elle coulait un bain adouci d’une huile de pêche. Après une toilette minutieuse, elle frottait vigoureusement son corps d’une eau de lavande de la région, brossait ses cheveux et enfin, sortait, avec mille précautions, la houppette et la poudre de riz luxueuses de leur boite enrubannée.
La cérémonie pouvait commencer.
Telle un nuage, un flocon, par petits tapotements, en fermant les yeux, elle déposait la précieuse poudre sur la peau douce de son visage, ses épaules et la naissance du décolleté.
Ensuite, elle massait longuement ses pieds qu’elle jugeait d’une rare beauté. Petits et cambrés, d’une peau lisse et claire, des pieds à fouler les plus beaux tapis d’Orient et les salons les plus réputés. Elle s’appliquait à repeindre ses ongles avec soins, d’un vernis rouge éclatant, chaque jour étonnée, que de si précieux petits coquillages aient pu trouver place à l’extrême limite de ce corps si lourd et disgracieux.

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LUI

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Sa paupière droite tressautait d’un agacement incontrôlable Il avait choisi cette salle de restaurant au design sobre et élégant sans âge ni caractère. La femme assise en face de lui était impeccable, comme toujours. On leur servait à peine la fine chair de crabe sur un lit de salade enrobée d’un parfum de vinaigre à la framboise, que déjà, il regrettait d’être là.

Le nez dans son assiette, il se disait qu’il l’avait pourtant connue, le corps généreux et souple, rieuse et douce …

Ils comblaient le vide en passant en revue le bulletin de santé de tous leurs amis, ils s’attardaient sur les moindres détails, faisaient des commentaires reculant le moment où le sujet serait épuisé.

La verdure, comme herbes sauvages, était fraîche et croquante, d’une amertume légèrement poivrée qui contrastait avec le crustacé aux saveurs subtiles.

Ils s’étaient mariés très jeunes, le bébé s’annonçait déjà. Il y pensait tout en l’écoutant parler de la dernière maladie de Françoise.

Il se rappel encore le soir de la naissance de Mélodie et la première fois qu’il l’a prise dans ses bras… Mélodie … Son ange, sa toute petite, son amour.

Les cailles farcies aux épinards et au foi gras étaient succulentes, mais il n’avait déjà plus faim. Il mangeait d’un air gourmand pour se donner une contenance.

Mélodie était devenue le centre de leur vie. Ils la regardaient grandir comme étonnés de sa beauté, de sa finesse et de son intelligence.

La farce avait refroidie et le vin s’était tempéré. Ce repas n’en finissait pas, il lui tardait de rejoindre leur appartement, de reprendre son journal en silence pendant qu’elle irait se coucher.

C’est peut-être bien quand Mélodie est née que tout c’est détraqué. C’est peut-être bien à cette époque qu’elle déploya toute sa rigueur et sa froideur … Cette froideur que tous prenaient pour de la vertu. 30 ans après, il ne savait toujours pas démêler cet enchevêtrement qui l’avait piégé. Parfaite … Elle était parfaite … froide et parfaite …

Les fromages arrivaient à point, il recommanda une bouteille de bordeaux. Depuis longtemps déjà, il avait pris l’habitude de manger sans faim. Sans fin. Depuis longtemps déjà, le plaisir du corps ne passait plus que par là. Il avait commencé par devenir fort, puis lourd et enfin gros. Son corps disait toute l’abstinence et la privation des mal-aimés, des pas aimés.

Très vite, elle avait pris l’habitude de le laisser faire, comme indifférente, toute occupée d’elle, convaincue d’être la victime incomprise d’un homme avide de conquêtes féminines. C’est vrai qu’elle était irréprochable. Elle menait sa vie, en ligne droite, d’une main ferme qui avait oublié les caresses.

Les îles flottantes étaient juste douces et tendres, il en prit 3 fois. Le sucre lui faisait du bien. La conversation avait pris un tour plus ennuyeux encore. Elle parlait de ses collègues et de leurs enfants. Il s’attarda un instant sur son allure de femme sans âge. Le chemisier sage, les cheveux courts et soignés, coiffés depuis des années de la même façon.

Toujours, elle lui avait tendu un miroir compatissant de supériorité. Il y voyait cet homme faible qu’il n’aimait pas. Cet homme qui avait honte de ses envies. Envies de la douceur chaude des cuisses d’une femme, de hanches pleines, de ventre tendu. Envies de bouches gourmandes, de mains curieuses. Envies de sexe et de tendresse, de peau à peau et du parfum des nuits d’amour.

Le silence avait repris sa place, lourd et inconfortable. Il ne se demandait même pas à quoi elle pouvait bien penser, il avait envie de rentrer chez eux, retrouver son fauteuil et son journal écran total.

L’addition arrivait. Quelques pas encore jusqu’au parking. Machinalement il dit « on devrait faire ça plus souvent », pour dire encore quelque chose. Elle répondit « Oui, c’était bien, n’est-ce pas »

ELLE

Le garçon n’arrêtait pas de tourner autour de leur table. Elle détestait cette présence obséquieuse derrière son dos. Ils en étaient maintenant aux traditionnelles cailles farcies aux épinards et au foi gras… Elle ne pu s’empêcher de repenser aux petits bistrots qu’ils fréquentaient avant. Avant … ça remontait à l’époque où ils avaient moins de fric, plus de copains … Ils allaient souvent « Chez Georges ». Ils y connaissaient presque tous les habitués avec qui ils partageaient une table et refaisaient inlassablement le monde. Alain prenait place sur la petite scène et grattait sa guitare … la nuit passait au chaud des rires et du vin … Elle regarda son crâne chauve et se rappela encore de la coupe « au bol » qu’elle lui faisait, assise sur le bord de la baignoire, lui sur une chaise devant …

Et voilà le fromage maintenant … La totale.

En fait, tout avait changé avec la naissance de Mélodie. Mélodie … la tendre et merveilleuse Mélodie … Mélodie et ses problèmes de santé. La physio 3x par semaine, les 20mn de manipulation après chaque biberon, les nuits blanches, la fatigue … C’est à ce moment là que la fatigue est venue, en même temps qu’il grimpait les échelons et se prenait de passion pour le vélo… Et puis, les hôpitaux, les cours de poterie, les bébés nageurs … Les week-ends à le suivre avec les sandwichs préparés la veille, les boissons énergétiques pour l’un, les couches culottes pour l’autre …

Les îles flottantes flottaient …

Elles étaient toutes belles et drôles, pendant qu’elle devenait moche et sinistre …

Depuis quand n’avaient-ils plus fait l’amour ? 3 ans ? 4 peut-être … Alors qu’il s’installait dans sa débandade, elle se surprenait a rêver de formes oblongues, comme dans la chanson de Bashung …

L’addition arrivait. Quelques pas encore jusqu’au parking. Machinalement il dit « on devrait faire ça plus souvent », pour dire encore quelque chose. Elle répondit « Oui, c’était bien, n’est-ce pas »

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Dans mon bocal


.C’est étroit ici. Tout petit. Depuis qu’ils m’ont posé là, je manque d’air, d’espace. Et puis, je suis seul. Tout seul, tellement seul. Au travers de mon bocal, je les vois passer. Je vois tout, j’entends tout, mais eux ne me voient pas. Pas un regard, pas un mot. La bonne le matin me donne à manger, elle a pris l’habitude de dire « ça va toi ? ». Elle attend peut-être que je lui réponde cette bécasse ? Enfin, elle est bien gentille quand même, elle pense à moi. Une fois par semaine, le lundi, elle change mon eau. Alors elle me saisit dans ses grosses mains et me met dans un bol pour laver mes vitres. La dernière fois, le bol était si petit que d’un soubresaut je me suis retrouvé sur le carrelage. J’ai bien cru que ma dernière heure était venue. Depuis, j’ai mal à une nageoire, mais personne ne le sait. Tout le monde s’en fout.

Et puis l’autre là ? Maintenant il passe devant moi comme s’il ne me connaissait pas. Pourtant, au début, c’était le grand amour. Il me trouvait beau, « que tu es beau » qu’il disait. Moi, j’ai cru que c’était sincère, j’ai cru qu’il m’aimait, qu’il serait toujours là pour s’occuper de moi. Aujourd’hui, c’est comme si je n’existais pas. Quand il arrive, il pose son journal sur mon bocal, sans se demander si ça me plait d’avoir tout le poids du monde sur la tête. Je manque d’air là dedans. C’est étroit ici. Tout petit. Je vais passer ma vie là, entre ces quatre murs, dans ce bocal. J’ai envie de mourir. J’ai mal à ma nageoire. Tout le monde s’en fou. Quelques fois, je prends mon élan et bing, je me tape la tête contre la paroi. Je n’arrive qu’à m’étourdir, rien de plus. D’autres fois, quand le chat fait mine de m’attraper, je reste là, sans bouger, mais il est tellement maladroit ce chat.

Quand ils sont partis en vacances, ils m’ont oublié. J’ai bien cru que c’était fini tout ça, cette comédie. Je sentais déjà mes forces m’abandonner, je me suis mis sur le côté avant de me mettre tout à fait le ventre en l’air. Je me disais « enfin, c’est la fin ». Et puis, la voisine qui venait arroser les plantes est arrivée, elle a dis je sais plus quoi, elle a trouvé mes granulés et hop, c’est reparti, j’ai bien essayé de ne pas manger mais j’ai pas pu.

Alors voilà, je suis encore là, dans mon bocal, j’attends …