Mon séjour en maison psychiatrique
Des larmes il y en a eu, il n’y a même eu que ça. Hier était une journée moche et triste. De la pluie, du brouillard, et du silence, c’est comme-ci il n’y avait personne. Les patients sont dans leur chambre, le personnel enfermé dans un bureau. Pas un regard, pas un sourire, pas un mot. Une atmosphère lourde. Cette nuit, des cris, des pleurs dans le couloir. Le personnel soignant à la rescousse. Ils ont eu bien du mal à maîtriser et calmer la malheureuse.
Ce matin j’ai mis une croix sur un papier pour participer à une balade.
Hier à midi nous avons eu pour repas de la semoule avec un coulis de fruits rouges. J’ai l’impression de régresser, pourtant, ce n’est pas une maison pour les vieux ici. Il y a même beaucoup plus de jeunes que je ne l’imaginais.
On doit aller prendre nos médocs à l’infirmerie, nous sommes sous contrôle
Je me demande comment je vais pouvoir aller mieux…

Je n’étais pas venu depuis un petit moment et je vois que je n’arrive sans doute pas à l’instant où il le faudrait. En gros quand généralement ça va. Et qu’il est peu de dire que là, ça ne va pas très très bien.
Toujours une question de temps, à digérer, à accepter, puis à réagir.
Alors beaucoup beaucoup de courage et laisse toi le temps de souffler.
A bientôt
C’est une mauvaise auberge ! Sors ! Amitiés
Amitiés
Déjà tu peux en parler, déjà il n’y a pas personne puisque nous sommes là. Loin, peu nombreux mais là. Je t’embrasse.
Oui là. Merci !
On n’a jamais les bons mots…
Mais est-il possible de tendre une main au-dessus de l’océan?
Je le crois.